Électronique et assemblage
Compresseur pour l'électronique et l'assemblage
Compresseur à vis pour l'électronique et l'assemblage, lignes CMS, pick and place, visseuses et bancs de test. Air sec et filtré, série K 4-en-1 ou série S.
Dans un atelier d'électronique, l'air comprimé fait tourner plus de choses qu'on ne le croit. Sur les lignes CMS, il alimente les machines de placement (pick and place), leurs générateurs de vide et leurs chargeurs. Au poste d'assemblage, il entraîne les visseuses pneumatiques. Il sert aussi à souffler les cartes et les boîtiers, à actionner les vérins des bancs de test et des presses d'insertion, et à piloter les convoyeurs. Toutes ces machines ont un point commun : elles veulent un air sec, propre et à pression stable.
Combien d'air faut-il pour un atelier d'électronique ?
On additionne la consommation de chaque machine, on tient compte de celles qui tournent en même temps, puis on ajoute une marge. Les valeurs ci-dessous sont données à titre indicatif : la consommation exacte figure sur la fiche du fabricant de chaque machine.
- Machine de placement CMS : de 50 à 200 l/min, souvent en continu tant que la ligne tourne.
- Visseuse pneumatique d'assemblage : de 150 à 300 l/min en marche, mais seulement quelques secondes par vis.
- Soufflette : de 150 à 250 l/min pendant le soufflage.
- Banc de test ou presse à vérins : de 20 à 100 l/min selon le nombre et la taille des vérins.
Exemple d'un atelier type avec deux lignes CMS :
- 2 machines de placement à 150 l/min, en continu : 300 l/min.
- 8 visseuses à 200 l/min, dont 2 en marche en même temps en moyenne : 400 l/min.
- 4 soufflettes à 200 l/min, dont une à la fois : 200 l/min.
- 3 bancs de test à 50 l/min : 150 l/min.
Total : 1 050 l/min. Avec 20 % de marge pour les fuites et les extensions, il faut environ 1 260 l/min, soit 1,3 m³/min. La plupart de ces machines travaillent autour de 6 bar : un compresseur réglé à 8 bar couvre ce besoin avec la perte de charge du réseau. Notre convertisseur débit et pression passe des l/min aux m³/min.
Quel compresseur pour l'électronique et l'assemblage ?
Petit atelier d'assemblage ou de réparation : le K 75
Une machine de placement pour les prototypes ou les petites séries, quelques visseuses et une soufflette : le K 75 suffit. Il donne 1,1 m³/min à 8 bar et réunit sur un seul châssis le compresseur, une cuve de 420 L, le sécheur frigorifique et la filtration. Avec 66 ± 2 dB(A), il trouve sa place dans un local voisin de l'atelier.
Atelier de plusieurs lignes CMS : le K 110 ou le K 150
L'atelier de l'exemple demande 1,3 m³/min : le K 110 fournit 1,7 m³/min à 8 bar et laisse de la place pour une troisième ligne. Au-delà, le K 150 monte à 2,2 m³/min à 8 bar. Dans les deux cas, la cuve de 340 L, le sécheur et la filtration sont intégrés : l'air arrive déjà sec dans le réseau. Les compresseurs de la série K fonctionnent à vitesse variable et suivent les variations de consommation des lignes.
Site en équipes ou réseau déjà équipé : la série S
Si vous avez déjà une cuve et un traitement d'air, ou si une machine demande un air plus sec que ce que donne un sécheur frigorifique, le compresseur seul est plus souple. Le S 110 (1,7 m³/min à 8 bar) ou le S 150 (2,2 m³/min à 8 bar) de la série S s'associent au sécheur et aux filtres choisis pour la classe d'air voulue. Pour un site plus gros, la série S monte jusqu'à 132 kW sur devis : c'est l'objet d'un projet industriel.
Quelle qualité d'air pour l'électronique ?
Trois polluants comptent : l'eau, l'huile et les particules.
- L'eau se condense dans les tuyaux et peut finir sur une carte au soufflage. Un sécheur frigorifique est la base.
- L'huile : nos compresseurs à vis sont lubrifiés. En sortie de compresseur, l'air contient encore quelques ppm d'huile (3 à 5 ppm selon la fiche des modèles de la série S). Ce sont les filtres fins, montés en cascade, qui retiennent les aérosols d'huile. Pour les usages les plus sensibles, comme le soufflage direct des cartes, on ajoute un filtre à charbon actif pour les vapeurs.
- Les particules bouchent les buses et usent les distributeurs. Un filtre général puis un filtre fin les arrêtent.
La norme ISO 8573-1 décrit ces trois polluants par des classes. La bonne classe dépend de vos machines : relevez ce que demandent les fabricants de vos équipements CMS et de vos bancs de test, puis définissez avec nos techniciens le sécheur et la filtration qui y répondent. Notre guide de la qualité d'air ISO 8573-1 explique les classes, et notre article sur les filtres fins détaille la cascade de filtration. Si un équipement exige un point de rosée sous zéro, il faut un sécheur à adsorption.
Installation et entretien
- Le local. Placez le compresseur hors de la zone de production, dans un local ventilé et hors gel, pour que le sécheur fonctionne bien. Notre article sur le local du compresseur donne les règles.
- Les condensats. Le compresseur, la cuve, le sécheur et les filtres produisent une eau chargée d'huile. Un purgeur automatique l'évacue, et un séparateur eau/huile la traite avant rejet.
- L'entretien du compresseur. Première maintenance à 500 heures, puis toutes les 1 500 heures : le contrôleur affiche le rappel. Les kits d'entretien regroupent les pièces de chaque modèle. Garantie 2 ans, pièces disponibles 15 ans.
Pour dimensionner votre installation, lancez le configurateur, estimez votre consommation électrique avec le calculateur de coût d'électricité, puis envoyez votre liste de machines dans une demande de devis.
Questions fréquentes — Électronique et assemblage
Un compresseur à vis lubrifié convient-il à l'électronique ?
Oui, à condition de traiter l'air. Nos compresseurs à vis sont lubrifiés : en sortie, l'air contient quelques ppm d'huile (3 à 5 ppm selon la fiche de la série S). Un sécheur frigorifique et des filtres fins en cascade, complétés si besoin d'un filtre à charbon actif, amènent l'air à la classe demandée par vos machines. Cette classe se définit avec nos techniciens.
Quelle classe d'air ISO 8573-1 faut-il pour une ligne CMS ?
Elle dépend de vos machines de placement, de vos bancs de test et de l'usage du soufflage. Relevez ce que demandent les fabricants dans leurs fiches, puis définissez avec nos techniciens le sécheur et la filtration qui y répondent. Notre guide de la qualité d'air ISO 8573-1 explique les trois chiffres : particules, eau, huile.
Quel débit d'air pour une machine pick and place ?
À titre indicatif, une machine de placement CMS consomme de 50 à 200 l/min, souvent en continu tant que la ligne tourne. La valeur exacte figure sur la fiche du fabricant. Additionnez les machines, les visseuses et les soufflettes qui tournent en même temps, puis ajoutez environ 20 % de marge pour les fuites et les extensions.
Faut-il un sécheur à adsorption en électronique ?
Pas toujours. Un sécheur frigorifique donne un point de rosée sous pression de +3 à +10 °C, ce qui suffit à la plupart des ateliers d'assemblage. Si une machine exige un point de rosée sous zéro, il faut un sécheur à adsorption. C'est la fiche de vos équipements qui tranche.
Série K ou série S pour un atelier d'électronique ?
La série K réunit compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration sur un seul châssis : c'est le plus simple pour équiper un atelier sans réseau d'air traité. Le K 75 donne 1,1 m³/min à 8 bar, le K 110 1,7 m³/min et le K 150 2,2 m³/min. La série S convient si vous avez déjà cuve et traitement d'air, ou si vous avez besoin d'un traitement spécifique comme un sécheur à adsorption.
Combien d'air pour 1, 2 ou 3 lignes CMS ?
Une ligne type, avec deux machines de placement, une sérigraphie et ses chargeurs, consomme de l'ordre de 400 l/min en continu. Avec la marge, comptez environ 0,6 m³/min pour une ligne (K 75), 1,1 m³/min pour deux (K 110, pour garder de la réserve) et 1,7 m³/min pour trois (K 150). Ce sont des ordres de grandeur : le vrai chiffre se calcule avec les fiches de vos machines. Voir notre article sur la consommation d'air d'une ligne CMS.
Quel compresseur pour 10 postes de vissage pneumatique ?
On n'additionne pas les 10 visseuses : chacune ne tourne que quelques secondes par vis. Selon le type de visseuse et la cadence, il faut en général entre 0,6 et 1,3 m³/min à 6 bar au poste. Le K 75 (1,1 m³/min à 8 bar) couvre la plupart des lignes ; pour des visseuses à impulsion ou une cadence élevée, on passe au K 110 (1,7 m³/min à 8 bar).
Pourquoi le couple de serrage varie-t-il d'un poste de vissage à l'autre ?
Le couple d'une visseuse pneumatique dépend de la pression qu'elle reçoit : si la pression baisse quand plusieurs postes vissent ensemble, les vis sont moins serrées. Réglez le compresseur à 8 bar et installez sur chaque poste un régulateur réglé à la valeur de la notice. Évitez les tuyaux trop fins ou trop longs, et prévoyez une cuve pour les démarrages simultanés : les K 75 et K 110 intègrent 420 L et 340 L.
Les modèles recommandés
7,5kW
K 75Compresseur à vis 7,5 kW 4-en-1
Compresseur, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis.
11kW
K 110Compresseur à vis 11 kW 4-en-1
Compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis, en 11 kW.
15kW
K 150Compresseur à vis 15 kW 4-en-1
Compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis, en 15 kW.
11kW
S 110Compresseur à vis 11 kW
La puissance pour alimenter plusieurs postes en même temps, sans faiblir.
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