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Publié le 30 octobre 2026

Quel compresseur pour une presse offset ? Débit, pression et air sec

Une presse offset consomme peu d'air à la fois, mais pendant tout le tirage. La méthode pour additionner ses besoins et choisir le bon compresseur à vis.

Pour une presse offset, le compresseur se choisit à partir de la consommation d'air indiquée sur la fiche d'installation de la presse, additionnée à celle des autres machines de l'atelier, avec une marge d'environ 25 %. Dans l'exemple chiffré ci-dessous, deux presses feuilles et leurs périphériques tiennent sur un compresseur à vis 7,5 kW 4-en-1. Après le débit, le point décisif est un air sec.

Cet article détaille le cas de la presse. Pour l'ensemble de l'atelier, voir notre page compresseur pour imprimerie et emballage.

Où va l'air comprimé sur une presse offset ?

Selon le modèle et ses options, l'air comprimé d'une presse feuilles alimente :

  • les vérins de mise en pression et de levée des cylindres et des rouleaux ;
  • le serrage des plaques et, sur les presses récentes, leur changement automatique ;
  • les dispositifs de lavage des blanchets et des rouleaux ;
  • la poudreuse anti-maculage de la sortie, qui projette la poudre avec de l'air ;
  • les soufflettes de nettoyage autour de la machine.

L'aspiration et le soufflage du margeur, qui séparent et transportent les feuilles, viennent en général d'une pompe dédiée livrée avec la presse, et non du réseau d'air comprimé. Vérifiez-le sur la documentation : si votre presse les prend sur le réseau, la consommation change d'échelle.

Le calcul pas à pas

Le chiffre de départ figure sur la fiche d'installation de la presse : une consommation en l/min ou en Nl/min, et une pression minimale au raccordement. À défaut, demandez-le au fabricant ou à l'installateur de la presse.

Exemple à titre indicatif : une imprimerie avec deux presses et une plieuse. Les valeurs marquées « hypothèse » sont à remplacer par celles de vos fiches.

ConsommateurNombreConsommation unitaireTotal
Presse offset feuilles (hypothèse)2250 l/min500 l/min
Poudreuse anti-maculage (hypothèse)250 l/min100 l/min
Plieuse, vérins et soufflage (hypothèse)160 l/min60 l/min
Soufflette de nettoyage2150 l/min, comptée à 50 %150 l/min
Total810 l/min
  1. Additionner. Les presses et la poudreuse consomment pendant tout le tirage : on les compte en entier. Une soufflette ne sert que par moments : notre configurateur la compte à 50 %, la cuve absorbant les à-coups. Total : 810 l/min.
  2. Ajouter la marge. 810 × 1,25 = environ 1 010 l/min.
  3. Lire le débit à la bonne pression. Si la presse demande 6 bar au raccordement, un compresseur réglé à 8 bar laisse de quoi couvrir les pertes du réseau. Le K 75 donne 1,1 m³/min à 8 bar, soit 1 100 l/min.

Si la fiche de votre presse donne un débit en m³/h ou en cfm, notre convertisseur débit et pression le ramène en l/min.

Quel compresseur selon l'atelier ?

  • Une ou deux presses, pas de local technique : le K 75. Compresseur à vis 7,5 kW 4-en-1, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration intégrés, 66 ± 2 dB(A) d'après sa fiche.
  • Trois presses, ou deux presses et une ligne de façonnage : le K 110. 1,7 m³/min à 8 bar, cuve de 340 L, sécheur et filtration intégrés.
  • Cuve et sécheur déjà en place : le S 110. Le même débit, en compresseur seul.

Une presse alterne calage et tirage : la consommation monte et descend dans la journée. Nos compresseurs à vis à vitesse variable suivent ces variations au lieu de tourner à vide, comme l'explique notre article sur la vitesse variable.

Les pièges propres à la presse offset

  • L'eau dans la poudreuse. Une poudre qui prend l'humidité forme des grumeaux, bouche les buses et se dépose de façon irrégulière sur les feuilles. Un sécheur frigorifique en sortie de compresseur et des purges en état règlent le problème à la source : voir l'eau dans l'air comprimé.
  • L'huile et les particules. Nos compresseurs sont lubrifiés. Quand l'air souffle près des feuilles, ajoutez des filtres fins et définissez la classe de qualité d'air avec nos techniciens, à l'aide de notre guide sur l'ISO 8573-1.
  • La pression au pied de la presse. Un réseau long ou sous-dimensionné fait chuter la pression. Placez un manomètre à l'entrée de la presse et comparez-le à la pression minimale de la fiche.
  • Les pointes du calage. Un changement de plaques automatique demande beaucoup d'air en peu de temps. Une cuve bien dimensionnée absorbe ces pointes : notre calculateur de taille de cuve donne un ordre de grandeur.
  • Les fuites la nuit. Un réseau qui reste sous pression le week-end fait tourner le compresseur pour rien. Notre calculateur du coût des fuites chiffre la perte.

Envoyez-nous les fiches d'installation de vos presses avec une demande de devis : nous vérifions le débit et la pression avec vous, ou entrez vos équipements dans le configurateur.

Selon votre métier : Compresseur pour imprimerie et emballage.

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