Textile et blanchisserie industrielle
Compresseur pour le textile et la blanchisserie
Compresseur à vis pour le textile et la blanchisserie, machines à coudre et à broder, presses à repasser, plieuses et tunnels de lavage. Air sec et filtré.
Dans le textile et la blanchisserie, l'air comprimé travaille à chaque étape. En confection, il actionne le coupe-fil, le lève-pied et les automatismes des machines à coudre et à broder industrielles. Au repassage, il ferme les presses et gonfle les mannequins. En blanchisserie industrielle, il pilote les vannes et les vérins du tunnel de lavage et de la presse d'essorage, et il souffle le linge dans les plieuses. En tissage, il propulse la trame dans les métiers à jet d'air. Partout, une goutte d'eau ou d'huile dans l'air peut tacher une pièce ou un drap.
Combien d'air faut-il pour un atelier textile ?
On additionne la consommation des machines, on applique la part qui tourne en même temps, puis on ajoute une marge. Les valeurs ci-dessous sont données à titre indicatif : la consommation exacte figure sur la fiche de chaque fabricant.
- Machine à coudre industrielle avec automatismes pneumatiques : de 5 à 30 l/min.
- Machine à broder industrielle : de 10 à 50 l/min.
- Presse à repasser pneumatique : de 100 à 300 l/min pendant le cycle.
- Plieuse de linge : de 100 à 400 l/min selon le nombre de jets de soufflage.
- Métier à tisser à jet d'air : plusieurs centaines de l/min par métier, selon la largeur et la vitesse.
Exemple d'un atelier de confection :
- 25 machines à coudre à 20 l/min, dont 60 % en marche en même temps : 300 l/min.
- 2 machines à broder à 30 l/min : 60 l/min.
- 2 presses à repasser à 200 l/min, qui ne ferment pas en même temps : 200 l/min.
- 2 soufflettes à 150 l/min, une à la fois : 150 l/min.
Total : 710 l/min. Avec 20 % de marge pour les fuites et les machines à venir, il faut environ 850 l/min, soit 0,85 m³/min. Ces machines travaillent le plus souvent autour de 6 bar : un compresseur réglé à 8 bar convient. Notre convertisseur débit et pression passe des l/min aux m³/min.
Quel compresseur pour le textile et la blanchisserie ?
Atelier de broderie ou petite confection : le S 55
Quelques machines à broder et une dizaine de machines à coudre consomment peu. Le S 55 donne 0,6 m³/min à 8 bar. Il est compact (750 × 550 × 750 mm, 98 kg) et annonce 65 à 68 ± 2 dB(A). Livré sans cuve, il s'associe à une cuve, un sécheur et un filtre fin.
Atelier de confection avec repassage : le K 75
L'atelier de l'exemple demande 0,85 m³/min : le K 75 fournit 1,1 m³/min à 8 bar. Compresseur, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration sont sur le même châssis : une seule machine à poser, et un air déjà sec à la sortie.
Blanchisserie industrielle ou atelier en équipes : le S 110 ou le K 110
Un tunnel de lavage, sa presse, deux lignes de repassage et plusieurs plieuses dépassent vite 1 m³/min. Le S 110 et le K 110 fournissent 1,7 m³/min à 8 bar. Le K 110 intègre cuve de 340 L, sécheur et filtration. Les deux fonctionnent à vitesse variable : ils suivent la consommation, qui varie beaucoup au fil des cycles de lavage et de pliage.
Une salle de tissage à jet d'air consomme beaucoup plus. Dès que plusieurs métiers tournent, le besoin dépasse les 2,2 m³/min du S 150. La série S monte jusqu'à 132 kW sur devis : ces installations relèvent d'un projet industriel étudié sur vos relevés de consommation.
Quelle qualité d'air pour le textile ?
- L'eau. En refroidissant, l'air comprimé produit de l'eau. Sans sécheur, elle traverse le réseau, tache le tissu au soufflage et fait rouiller les tuyaux. Un sécheur frigorifique règle le problème dans la plupart des ateliers.
- L'huile. Nos compresseurs à vis sont lubrifiés : en sortie, l'air contient encore quelques ppm d'huile (3 à 5 ppm selon la fiche des modèles de la série S). Sur du linge blanc ou un tissu clair, une trace se voit. Des filtres fins montés en cascade retiennent les aérosols d'huile, et un filtre à charbon actif retient les vapeurs pour les usages les plus sensibles.
- Les particules. Un filtre général protège les vannes, les buses et les vérins.
La norme ISO 8573-1 classe l'air selon ces trois polluants. Relevez ce que demandent les fabricants de vos machines, puis définissez avec nos techniciens le sécheur et les filtres qui y répondent. Notre guide de la qualité d'air ISO 8573-1 explique les classes, et notre article sur les filtres fins détaille la filtration.
Installation et entretien
- Les fibres et les peluches. Elles sont partout dans un atelier textile ou une blanchisserie. Le compresseur les aspire : elles encrassent le filtre d'aspiration et le radiateur de refroidissement. Installez-le dans un local séparé, contrôlez le filtre d'aspiration plus souvent et soufflez le radiateur régulièrement.
- La chaleur et l'humidité. Une blanchisserie est chaude et humide. Un compresseur qui aspire cet air chauffe davantage et produit plus de condensats. Choisissez un local ventilé, à l'écart des séchoirs et des calandres. Notre article sur le local du compresseur donne les règles.
- Les condensats. Ils contiennent de l'huile. Un purgeur automatique les évacue, et un séparateur eau/huile les traite avant rejet.
- L'entretien. Première maintenance à 500 heures, puis toutes les 1 500 heures : le contrôleur affiche le rappel. Les kits d'entretien regroupent les pièces de chaque modèle. Garantie 2 ans, pièces disponibles 15 ans.
Pour choisir votre compresseur, lancez le configurateur, estimez la taille de cuve avec le calculateur de cuve, puis envoyez votre liste de machines dans une demande de devis.
Questions fréquentes — Textile et blanchisserie industrielle
Quel compresseur pour un atelier de confection ?
Additionnez la consommation des machines à coudre, des machines à broder, des presses et des soufflettes qui tournent en même temps, puis ajoutez environ 20 % de marge. Un atelier de broderie ou une petite confection tient souvent avec le S 55 (0,6 m³/min à 8 bar), associé à une cuve et un sécheur. Un atelier de confection avec repassage, autour de 0,85 m³/min, s'équipe d'un K 75 (1,1 m³/min à 8 bar), qui intègre cuve, sécheur et filtration.
L'huile du compresseur peut-elle tacher le linge ?
Nos compresseurs à vis sont lubrifiés : en sortie, l'air contient quelques ppm d'huile (3 à 5 ppm selon la fiche de la série S). Des filtres fins montés en cascade retiennent les aérosols, et un filtre à charbon actif retient les vapeurs pour les usages les plus sensibles. La classe d'air se définit avec nos techniciens selon vos machines, et les cartouches doivent être changées à temps.
Combien d'air consomme un métier à tisser à jet d'air ?
À titre indicatif, plusieurs centaines de l/min par métier, selon la largeur et la vitesse : la valeur exacte figure sur la fiche du fabricant. Dès que plusieurs métiers tournent, le besoin dépasse les 2,2 m³/min du S 150. La série S monte jusqu'à 132 kW sur devis, et ces installations sont étudiées comme un projet industriel à partir de vos relevés.
Où installer le compresseur dans une blanchisserie ?
Dans un local séparé et ventilé, à l'écart des séchoirs et des calandres. L'air d'une blanchisserie est chaud, humide et chargé de peluches : le compresseur chaufferait davantage, produirait plus de condensats et encrasserait vite son filtre d'aspiration et son radiateur. Prévoyez aussi une purge automatique des condensats et un séparateur eau/huile.
Quel entretien pour un compresseur en milieu textile ?
Première maintenance à 500 heures, puis toutes les 1 500 heures, avec un rappel affiché par le contrôleur. En milieu textile, contrôlez plus souvent le filtre d'aspiration et soufflez le radiateur, car les fibres et les peluches les encrassent. Les kits d'entretien AIRSTAHL regroupent les pièces de chaque modèle, disponibles 15 ans.
Quel compresseur pour un atelier de broderie de 4 à 8 machines ?
Un atelier de 4 à 8 machines à broder industrielles demande en général entre 250 et 500 l/min, marge comprise. Le S 55 (0,6 m³/min à 8 bar), associé à une cuve, un sécheur et un filtre fin, couvre ce besoin. Si l'atelier ajoute une presse à transfert ou des postes de repassage, le K 75 4-en-1 prend le relais. Voir notre article sur le compresseur pour machines à broder.
Un compresseur à piston convient-il à un atelier de broderie ?
Rarement. Un compresseur à piston est prévu pour un usage intermittent, alors qu'un atelier de broderie consomme peu, mais toute la journée. Le compresseur à vis est fait pour ce fonctionnement continu. Il est aussi plus discret : le S 55 annonce 65 à 68 ± 2 dB(A) et le K 75 66 ± 2 dB(A), un atout quand le compresseur n'est pas loin des postes.
Comment éviter les fuites sur un réseau qui dessert beaucoup de machines ?
Faites le réseau le plus court et le plus simple possible : compresseur près des postes qui consomment le plus, longues longueurs de tube droites, pas de branches mortes, prises rapides limitées et regroupées par poste. Préférez une boucle fermée, des piquages par le dessus et des vannes d'isolement par zone, pour couper une partie de l'atelier la nuit. Testez un réseau neuf sous pression, compresseur isolé, avant de raccorder les machines.
Les modèles recommandés
5,5kW
S 55Compresseur à vis 5,5 kW
Le compresseur à vis d'entrée de gamme pour l'atelier qui tourne toute la journée.
7,5kW
K 75Compresseur à vis 7,5 kW 4-en-1
Compresseur, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis.
11kW
S 110Compresseur à vis 11 kW
La puissance pour alimenter plusieurs postes en même temps, sans faiblir.
11kW
K 110Compresseur à vis 11 kW 4-en-1
Compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis, en 11 kW.
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