Thermolaquage et peinture poudre
Compresseur pour thermolaquage et peinture poudre
Compresseur à vis pour thermolaquage : pistolets électrostatiques, fluidisation de la poudre, décolmatage de cabine. Air sec et filtré, séries K et S.
En thermolaquage, l'air comprimé travaille entre la sortie du prétraitement et l'entrée du four. Il fluidise la poudre dans la trémie ou le bac, la transporte jusqu'au pistolet électrostatique par l'injecteur, règle le nuage à la buse et rince l'électrode. Il sert aussi à souffler les pièces avant poudrage, à décolmater les cartouches filtrantes de la cabine et à faire tourner la centrale de poudre. La poudre craint l'humidité : un air humide ou chargé fait des grumeaux, des crachements au pistolet et des défauts qu'on ne découvre qu'à la sortie du four.
Combien d'air faut-il pour une installation de poudrage ?
Additionnez ce qui consomme en même temps. Les valeurs ci-dessous sont données à titre indicatif : retenez en priorité celles des notices de vos pistolets et de votre cabine.
- Pistolet électrostatique manuel, air de transport, de dosage, de rinçage et fluidisation compris : de l'ordre de 80 à 150 l/min.
- Décolmatage des cartouches de la cabine par impulsions d'air : il dépend du nombre de cartouches et de la cadence des impulsions, souvent 100 à 200 l/min en moyenne.
- Soufflette de préparation des pièces : environ 200 l/min quand elle sert.
Exemple d'atelier type, une cabine manuelle avec deux pistolets et une soufflette :
- 2 pistolets × 120 l/min = 240 l/min
- décolmatage de la cabine : 150 l/min
- soufflette : 200 l/min × 50 % d'utilisation = 100 l/min
- total : 490 l/min, plus 25 % de marge pour les fuites et les évolutions, soit environ 610 l/min.
Une ligne automatique change d'échelle : douze pistolets à 120 l/min font déjà 1 440 l/min, avant le décolmatage, la centrale de poudre et le soufflage. Côté pression, la plupart des équipements de poudrage demandent une alimentation autour de 6 bar : vérifiez la valeur sur la notice. Un compresseur réglé à 8 bar garde la marge pour les pertes du sécheur, des filtres et du réseau. Notre convertisseur débit et pression passe des l/min aux m³/min.
Quel compresseur pour le thermolaquage ?
- Une cabine manuelle : le K 75. Il donne 1,1 m³/min à 8 bar, soit 1 100 l/min, avec une cuve de 420 L, un sécheur frigorifique et la filtration sur le même châssis. Pour l'atelier type ci-dessus, il garde de la réserve pour un troisième pistolet ou une cabine de retouche.
- Plusieurs cabines ou une petite ligne : le K 110 ou le K 150. Ils donnent 1,7 et 2,2 m³/min à 8 bar, toujours en 4-en-1 avec une cuve de 340 L, un sécheur et la filtration. Le K 150 suit une dizaine de pistolets à 120 l/min avec leur cabine.
- Une ligne automatique en équipes : la série S. Le S 150 (2,2 m³/min à 8 bar) ou le S 220 PM (3,6 m³/min à 8 bar) se posent seuls, avec un sécheur, une cuve et des filtres fins dimensionnés pour la ligne. Ils sont à vitesse variable : le débit suit le nombre de pistolets en service. Voir vitesse variable ou vitesse fixe. Au-delà de 22 kW, la série S monte jusqu'à 132 kW sur devis.
Quelle qualité d'air pour la peinture poudre ?
La norme ISO 8573-1 classe la qualité de l'air en trois chiffres : particules, eau, huile. En poudrage, les trois comptent.
- L'eau. C'est le premier ennemi de la poudre. Elle la fait s'agglomérer dans la trémie, gêne la fluidisation et la charge électrostatique, et bouche les injecteurs. Un sécheur frigorifique abaisse le point de rosée sous pression à quelques degrés au-dessus de zéro. Si le réseau traverse un local froid, ou si le fabricant de vos équipements demande un point de rosée négatif, un sécheur à adsorption va plus loin.
- L'huile. Nos compresseurs à vis sont lubrifiés : l'air garde des traces d'huile en sortie. Sur une pièce poudrée, un aérosol d'huile se voit après cuisson sous forme de cratères. Des filtres fins en cascade la retiennent, complétés si besoin par un filtre à charbon actif pour les vapeurs.
- Les particules. Poussière aspirée, rouille du réseau : le filtre général puis le filtre fin les arrêtent avant l'équipement de poudrage.
La classe d'air à viser dépend de vos pistolets, de votre poudre et de votre exigence d'aspect. Nos techniciens la définissent avec vous selon l'ISO 8573-1, puis dimensionnent le sécheur et les filtres. Notre article sur les filtres fins pour air comprimé détaille la cascade de filtration.
Installation et entretien
- Le compresseur hors de la zone de poudrage. La poudre fine en suspension encrasse vite le filtre d'aspiration. Un local séparé et ventilé, qui reste hors gel pour le sécheur, est la bonne solution. Voir le local du compresseur.
- La purge des condensats. Cuve, sécheur et filtres recueillent de l'eau. Un purgeur automatique l'évacue avant qu'elle ne reparte dans le réseau. Voir l'eau dans l'air comprimé.
- Les cartouches de filtres changées à temps. Un filtre saturé laisse passer l'huile et l'eau, et fait perdre de la pression aux pistolets.
- Les heures de fonctionnement. Première maintenance à 500 heures, puis toutes les 1 500 heures, avec un rappel affiché par le contrôleur. Les kits d'entretien regroupent le filtre à air, le filtre à huile et le séparateur air-huile de chaque modèle.
Les compresseurs AIRSTAHL sont garantis 2 ans, avec des pièces détachées disponibles 15 ans. L'entretien est assuré par nos techniciens et nos revendeurs partenaires.
Pour chiffrer votre installation, partez du configurateur, estimez la facture d'énergie avec le calculateur de coût d'électricité, puis décrivez votre ligne (pistolets, cabines, équipes) dans une demande de devis.
Questions fréquentes — Thermolaquage et peinture poudre
Quel débit de compresseur pour un pistolet de poudrage électrostatique ?
À titre indicatif, comptez 80 à 150 l/min par pistolet manuel, air de transport et fluidisation compris. Ajoutez le décolmatage de la cabine et les soufflettes, puis une marge d'environ 25 %. La valeur exacte figure dans la notice du pistolet.
Pourquoi l'air doit-il être sec pour la peinture poudre ?
La poudre craint l'humidité : elle s'agglomère, fluidise mal, se charge moins bien et bouche les injecteurs. Un sécheur frigorifique suffit dans la plupart des ateliers. Un sécheur à adsorption donne un point de rosée négatif quand le fabricant des équipements le demande ou que le réseau passe dans un local froid.
Un compresseur à vis lubrifié convient-il au thermolaquage ?
Oui, à condition de traiter l'air. Nos compresseurs à vis sont lubrifiés et l'air garde des traces d'huile en sortie : des filtres fins en cascade, complétés si besoin par un filtre à charbon actif, les retiennent avant les pistolets. Nos techniciens définissent avec vous la classe d'air visée selon la norme ISO 8573-1.
Quel compresseur AIRSTAHL pour une cabine de poudrage manuelle ?
Le K 75, en 4-en-1, donne 1,1 m³/min à 8 bar avec une cuve de 420 L, un sécheur frigorifique et la filtration sur un seul châssis. Il couvre une cabine à deux ou trois pistolets avec sa soufflette. Pour plusieurs cabines, passez au K 110 ou au K 150.
Quelle pression de compresseur pour une installation de poudrage ?
La plupart des équipements de poudrage demandent une alimentation autour de 6 bar : vérifiez la notice. Un compresseur réglé à 8 bar couvre ce besoin avec la marge pour les pertes du sécheur, des filtres et du réseau. Inutile de régler plus haut : chaque bar de trop se paie en électricité.
Combien d'air pour une ligne de thermolaquage automatique à 12 pistolets ?
À titre indicatif, de 2,3 à 3,5 m³/min marge comprise, selon les pistolets, la cabine et la centrale de poudre. Pour une ligne typique autour de 3 m³/min, le S 220 PM, compresseur à vis 22 kW qui donne 3,6 m³/min à 8 bar, suit la ligne, associé à une cuve, un sécheur et des filtres fins. Le calcul poste par poste est dans notre article sur la ligne de thermolaquage à 12 pistolets.
Comment vérifier qu'il n'y a pas d'huile dans l'air de poudrage ?
Faites le test du chiffon blanc : soufflez une trentaine de secondes sur un chiffon blanc propre, tenu à quelques centimètres, en sortie de compresseur, après le sécheur et les filtres, puis au poste de poudrage. Si le chiffon reste propre après les filtres mais se marque au poste, cherchez dans le réseau : point bas non purgé, tuyaux sales. S'il se marque dès la sortie des filtres, la filtration est absente, sous-dimensionnée ou saturée.
Le four chauffe l'atelier : comment protéger le compresseur ?
Éloignez le compresseur du four, sortez son air chaud vers l'extérieur par une gaine courte, avec peu de coudes, et prévoyez une entrée d'air frais en bas du local. Choisissez aussi un sécheur plus grand : notre configurateur augmente sa capacité de 20 % quand le local dépasse 25 °C l'été, et de 40 % au-delà de 35 °C. Sinon, la machine chauffe et finit par se mettre en sécurité en pleine production.
Les modèles recommandés
7,5kW
K 75Compresseur à vis 7,5 kW 4-en-1
Compresseur, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis.
11kW
K 110Compresseur à vis 11 kW 4-en-1
Compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis, en 11 kW.
15kW
K 150Compresseur à vis 15 kW 4-en-1
Compresseur, cuve, sécheur frigorifique et filtration réunis sur un seul châssis, en 15 kW.
15kW
S 150Compresseur à vis 15 kW
Pour les ateliers de production et les garages poids lourds à forte consommation d'air.
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