Pour une ensacheuse ou une machine d'emballage, on part de la consommation par cycle donnée par le constructeur, en Nl par cycle, multipliée par la cadence. On ajoute ensuite ce qui consomme en continu : générateurs de vide, buses de soufflage. Dans l'exemple ci-dessous, une ensacheuse à 40 sachets par minute et sa fermeuse de cartons demandent environ 630 l/min marge comprise, soit un compresseur à vis 7,5 kW.
Pour l'ensemble d'un site d'emballage, voir notre page compresseur pour imprimerie et emballage.
Ce qui consomme de l'air sur une ligne d'ensachage
- Les vérins des mâchoires de soudure, du couteau, des pinces de sac et des trappes de dosage.
- Les générateurs de vide à effet venturi, qui font tenir les sacs ou les cartons sur des ventouses. Ils consomment de l'air comprimé pendant tout le temps où ils aspirent.
- Les soufflages d'ouverture du sac et de nettoyage.
- En bout de ligne : fermeuse de cartons, cercleuse et filmeuse pneumatiques, palettiseur.
Les générateurs de vide et les buses sont souvent les premiers postes de consommation, loin devant les vérins.
Le calcul pas à pas
Étape 1, la machine. La fiche donne souvent une consommation en Nl par cycle : des litres d'air ramenés aux conditions normales, l'équivalent de l'air aspiré par le compresseur. On multiplie par la cadence.
Étape 2, les consommateurs continus. Le fabricant du générateur de vide indique sa consommation d'air à la pression d'alimentation. Une buse ouverte en continu consomme de l'ordre de 150 l/min, à titre indicatif.
Étape 3, les vérins en aval. Ils se calculent au cycle, comme l'explique notre article sur la consommation d'air d'un vérin : un vérin de 50 mm, course 300 mm, à 6 bar et 8 cycles par minute, consomme environ 61 l/min.
Exemple à titre indicatif, valeurs « hypothèse » à remplacer par celles de vos fiches :
| Poste | Calcul | Consommation |
|---|---|---|
| Ensacheuse verticale (hypothèse 1,5 Nl par cycle) | 1,5 × 40 cycles/min | 60 l/min |
| 2 générateurs de vide (hypothèse 50 l/min chacun) | 2 × 50 | 100 l/min |
| Buse d'ouverture et de nettoyage | 1 × 150 | 150 l/min |
| Fermeuse de cartons, 2 vérins 50 mm | 2 × 61 | 122 l/min |
| Soufflette, comptée à 50 % | 150 × 0,5 | 75 l/min |
| Total | 507 l/min |
Avec 25 % de marge : 507 × 1,25 = environ 630 l/min. Le S 55, à 0,6 m³/min, serait trop juste. Il faut passer à 7,5 kW.
Si vos fiches donnent des m³/h, notre convertisseur débit et pression les ramène en l/min.
Quel compresseur selon la ligne ?
- Une ligne, sans sécheur en place : le K 75. 1,1 m³/min à 8 bar, cuve de 420 L, sécheur frigorifique et filtration intégrés.
- Une ligne, cuve et sécheur déjà installés : le S 75. Le même débit, en compresseur seul.
- Deux ou trois lignes avec cercleuses et filmeuses : le K 150. 2,2 m³/min à 8 bar.
Les pièges des machines d'emballage
- Les venturis qui aspirent pour rien. Un générateur de vide alimenté en permanence consomme même quand aucune ventouse ne travaille. Faites-le piloter par la machine, pour qu'il ne fonctionne que pendant la prise du sac ou du carton.
- Une pression trop haute. Un générateur de vide et une buse ont une pression d'alimentation optimale, indiquée par leur fabricant. Au-dessus, ils consomment plus sans mieux travailler. Un régulateur par poste règle le problème.
- Les pointes de cadence. Plusieurs vérins qui bougent ensemble créent des pointes. Une cuve près de la ligne les absorbe : notre calculateur de taille de cuve donne un ordre de grandeur.
- L'eau et l'huile. L'eau use les joints des vérins et fait coller les électrovannes. Nos compresseurs sont lubrifiés : quand l'air touche un emballage alimentaire, ajoutez des filtres fins et définissez la classe de qualité d'air avec nos techniciens, comme sur notre page compresseur pour l'agroalimentaire.
- Les fuites. Une ligne d'emballage compte des dizaines de raccords. Contrôlez-les à l'arrêt : voir détecter et réparer les fuites.
Envoyez-nous les fiches de vos machines avec une demande de devis, ou entrez vos équipements dans le configurateur.
Selon votre métier : Compresseur pour imprimerie et emballage.